Villes en transition : et voici la championne

La transition vous intéresse ?
Allez voir « Qu’est-ce qu’on attend », un documentaire de Marie-Monique Robin, consacré à la mise en transition d’un village alsacien, Ungersheim
.
Qu'est-ce qu'on attend ?

 La transition ?

La transition, c’est un processus qui vise à relocaliser l’économie et à assurer l’autonomie d’une communauté.

Elle s’inscrit dans la perspective de la descente énergétique.
Cette descente énergétique, les spécialistes annoncent que, du fait de la fragilité de l’économie et des risques climatiques qui vont croissant, elle pourrait se transformer en effondrement.

Que faire, face à une telle perspective ?

Renouer des liens sociaux et mettre en place dès aujourd’hui la capacité de la communauté à résilier.

On pense principalement à la question basique de la subsistance, le rez-de-chaussée de la pyramide de Maslow : il faudra manger et jouir d’un approvisionnement énergétique suffisant.

C’est sur ces deux aspects que la communauté d’Ungersheim focalise ses efforts.

C’est joyeux ; ça fait du bien de mettre les mains dans la matière. On se sent reconnecté aux autres et à soi. On retrouve du sens, comme si on s’éveillait d’un mauvais rêve.

L’originalité de Ungersheim en transition

En principe, la transition résulte d’une initiative citoyenne : c’est la population qui décide de prendre son avenir en main et de mettre en place les conditions de sa résilience en réduisant son empreinte énergétique – pour éviter un réchauffement climatique excessif – et en lançant différentes initiatives dont la plupart tournent effectivement autour de la subsistance.

L’adoption d’une monnaie locale fonde le principe d’une relocalisation de l’économie : comme elle n’a de valeur que localement, les capitaux n’alimentent pas des entreprises dont le siège est lointains et qui, souvent, sont des multinationales.

Habituellement, quand l’initiative de transition lancée par les citoyens rencontre un certain succès, les édiles locaux rejoignent le mouvement et le soutiennent d’une manière ou d’une autre.

A Ungersheim, au contraire, la transition est menée à l’initiative du maire, un militant au long passé ouvrier qui s’est lancé en politique pour œuvre au bien de sa communauté.

Du fait qu’il s’agit d’une initiative politique qui, de surcroît met en cause les habitudes et le mode de vie traditionnel, à ses débuts, le mouvement s’est heurté à des résistances, de la contestation et des moqueries.
Et globalement, malgré la petite taille de la communauté, l’initiative est loin d’être adoptée par l’ensemble de la population.

Il reste que l’engagement de quelques passionnés associé à la mobilisation des ressources financières rendue possible par l’initiative politique a permis des changements absolument impressionnants.

Ungersheim en transition – L’ancien et le nouveau

Pour fournir en énergie l’ensemble de la population du village, un immense parc de panneaux solaires a été installé.

A côté de cette ambitieuse initiative mettant en œuvre les technologies durables, on a mobilisé un cheval de trait, Richelieu, qui sert de bus scolaire et de bête de trait pour les cultures.

Qu'est-ce-qu'on-attend

De l’ancien matériel d’agriculture a, en effet, été remis en usage afin de réduire au maximum le recours aux énergies fossiles et de cesser de polluer.

Hormis ce maire passionné, parmi les figures marquantes, on note le boulanger qui cultive lui-même ses céréales à partir de grains que lui a procurés un conservatoire des blés anciens.

Résultat : du pain dont tout le monde peut se régaler, y compris les gens sensibles au gluten.

Rob Hopkins, qui a lancé le mouvement des villes en transition considère Ungersheim comme la championne internationale des villes en transition.
Pas mal, non ?

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Influence : comment convaincre de l’urgence de changer ?

Comment procédez-vous quand vous souhaitez transmettre vos convictions les plus ferventes ? Comment faire pour que les autres se laissent gagner par votre élan sincère et pressant ?
Certaines manières de faire ont plus de chance de marcher que d’autres.
Influence : un mini-florilège.

Convaincre : une histoire de stratégie

Si vous voulez amener une personne à modifier son comportement, il s’agit ni plus ni moins que de l’influencer. Dans ce terme, on retrouve une idée bien dans l’air du temps : le flow. Il s’agit, en effet, d’immerger l’autre dans le flux qui berce votre conviction et de l’amener à sentir et penser qu’il s’agit d’un flux bienfaisant.

Si vous avez mon degré de motivation par rapport à vos projets – vous êtes un volcan d’enthousiasme – notez que la majorité des gens sont tièdes et qu’à haute température certains se figent (tandis que d’autres se laissent gagner).
En effet, si vous débarquez chargé du poids de votre savoir et/ou de vos expériences, votre apport risque d’avoir un air de too much aux yeux d’une personne qui découvre.
Comme disaient nos ancêtres les Romains, in medio virtus.

Il s’agira donc parfois de trouver d’autres leviers que le brasier de votre enthousiasme.

L’essentiel, en tout cas : quand on veut influencer une personne, ce sont ses paramètres à elle qui constituent le point de référence ; c’est à partir de ses compétences, intérêts, besoins, motivations et envies que vous allez accrocher son wagon à votre train.

Comment les artistes militent. Rocco Siffredi et le levier de l’humour

La communication des différents mouvements alternatifs constitue un contre-exemple de ce qu’il y a lieu de faire. Et certaines branches du véganisme offrent peut-être les pires exemples.
Ainsi, dans la communication vegane, « sentient » est un terme à la mode.
Certes, actuellement, il est démontré que les animaux sont sensibles, font preuve d’empathie, éprouvent des émotions et désirent vivre, et vivre heureux.

 

Comment les artistes militent. JCVD et le levier émotionnel de la tristesse

Les femelles entretiennent avec leur progéniture un lien d’amour qui les plonge dans une dépression abyssale à chaque fois qu’on leur enlève leur petit pour l’embarquer dans le circuit de l’industrie de la viande.
Et que dire de ce petit – né pour être mangé à l’état de bébé – séparé de l’être qui constitue le centre de son univers ?

Les animaux sont donc pourvus d’une conscience et d’une sensibilité.
En jargon, ils sont « sentients ».

Pink - Raise your glass
Comment les artistes militent. Ici, une scène provocante dans « Raise your glass », un clip de Pink.

Influencer : une histoire de pédagogie

La gaffe monumentale que commettent ces veganes, c’est de focaliser leur communication sur le contenu qu’ils veulent transmettre alors que, si vous voulez influencer une personne, c’est elle qu’il s’agit de placer au centre.
Si vous jargonnez, vous ne convaincrez que ceux qui le sont déjà alors que vous visiez un autre effet.

C’est un principe de base du marketing que transgresse 95 % de la communication professionnelle quand elle met l’accent sur l’entreprise et le produit.
Et ça, c’est vraiment bête et maladroit parce que ce qui intéresse vraiment celui qui vous lit ou vous écoute, ce n’est pas vous mais lui, son univers, ses motivations.
Il est le centre de son univers. Quoi de plus commun ?

Pour influencer, la meilleur chose à faire, c’est d’adopter la stratégie d’un enseignant : allez chercher votre élève là où il est. Parlez-lui sa langue. Evitez le jargon et tous les termes que les initiés qui partagent vos vues êtes les seuls à connaître.

Un vegane qui vous dit : « Que les carnivores aillent se faire foutre. Nous, on n’a pas besoin de les convaincre ; on n’est pas une secte. », se trompe de registre et de lexique : si vous voulez influencer, tempérez votre langage autant que vos émotions. N’agressez pas les gens ; sans quoi vous parviendrez juste à les convaincre que le mode de vie ou l’idée que vous défendez est un fanatisme de plus.

Posez-vous des questions comme celles-ci : au moment où vous commencez votre campagne d’influence, où l’autre en est-il par rapport à la destination que vous visez pour lui ? Quelle est sa motivation par rapport au sujet ? Et si le sujet est totalement éloigné de ses préoccupations, y a-t-il un sujet connexe qui le fait bouger ?

C’est ici que les techniques du marketing interviennent : l’influence et la pédagogie entretiennent des liens étroits avec le marketing.

Influence, pédagogie et marketing

Ici, on peut bien entendu se poser la question de l’éthique : à quel titre se permet-on de vouloir influencer les autres, surtout sans même leur demander leur avis ?
C’est une question que je me suis posée quand j’étais enseignante et que j’utilisais des techniques hypnotiques pour lever des entraves aux progrès de mes élèves.

Mon point de vue, c’est qu’il existe des causes qui dépassent les motivations individuelles et vers lesquelles chacun doit s’orienter sous peine de s’exposer à des risques graves.
Parmi ces causes, figure à mes yeux l’urgence de s’embarquer massivement dans la transition.
On n’a plus à convaincre personne que la planète et tous les éco-systèmes sont à l’agonie et que des temps incertains s’annoncent.
L’heure est à l’engagement.

On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre

Pour faire bouger les gens, on n’a donc encore rien trouvé de mieux que les bonnes vieilles recettes, aujourd’hui éclairées par les neuro-sciences.

1/ Walk the talk : la pédagogie par l’exemple

Soyez la démonstration incarnée de ce que vous préconisez

Ne dites pas aux autres ce qu’ils doivent faire : faites-le, tout simplement.
A ce sujet, j’ai deux souvenirs amusants :

a. Il y a deux ans, avec plusieurs familles, j’ai participé à un challenge « zero déchets d’emballages » organisé par Bruxelles Environnement.

le bento
un bento

A la fin du parcours, l’une des participantes a raconté qu’elle se rendait désormais au travail avec sa gourde en inox et son bento, ce qui représente une belle alternative aux repas préemballés et autres bouteilles en plastique.
Selon un principe séculaire, certaines de ses collègues ont manifesté de la curiosité – alors que la gourde contenait… de l’eau – et ont rapidement adopté le principe.

b. L’autre souvenir : quand mes enfants des cookiesétaient petits, je préparais leurs collations. Tout petits, ils avaient adopté le principe de ne rien jeter par terre : la poubelle, c’étaient les poches.
Faire les poches me permettait ainsi de constater que les petites collations avaient des fans et qu’elles étaient souvent échangées… contres des friandises de la grande distribution.

2/ Adressez-vous au centre du plaisir

Pamela Anderson PEta
Comment les artistes militent. Pamela Anderson dans une campagne pour Peta

Quand vous élaborez vos arguments, mettez l’accent sur ce que le parcours va avoir d’amusant, de créatif, de divertissant, de différent.
Exemple : la cuisine VG/vegane est savoureuse, créative, saine, colorée, merveilleusement exotique.

 

3/ Stimulez la curiosité

Pink milite
Comment les artistes militent. Pink dans une campagne pour Peta

Faites des promesses – vraies, of course – relatives à des expériences que vos élèves feront quand ils seront dans le flow.

Exemple : manger vegan est économique, permet de gagner du temps, est valorisant en termes d’estime de soi.

4/ Argumentez sur base du SONCAS

Le soncas est une grille de motivations qu’on utilise en marketing pour trouver des arguments adaptés au profil de la personne.
En vous référant à ce modèle, vous pouvez donc aussi adresser le besoin de sécurité, de nouveauté, l’orgueil, le focus sur l’aspect économique, etc

Bref, il est possible de donner de l’attrait à une cause, en mettant votre interlocuteur – et non votre vision douloureuse – au centre de votre système de communication.
Mettez votre vision à l’épreuve de cette nécessité et trouvez de quoi séduire l’autre et lui donner l’envie de vous emboiter le pas.

Alors ?!
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Le Sel, c’est l’aventure

Et pourquoi rejoindriez-vous un SEL ?

Parce que, parfois, vous avez besoin d’aide et que tout seul, c’est beaucoup moins motivant qu’en meute. D’ailleurs, chez vous, certaines choses doivent être faites depuis des mois, voire des années. Mais vous avez la flemme quand vous y pensez… alors que si vous le faisiez avec des amis, ça passerait comme une lettre à la poste. Pas vrai ?
Au fond, la solidarité, l’entraide, la bienveillance, l’amitié sont des valeurs qui comptent pour vous.

Un Sel, c’est ça : des gens animés par l’esprit de partage et qui savent qu’ensemble, c’est bien mieux que tout seul : plus amusant, plus vite fait, fait, tout simplement.

L’idée de SEL, d’où vient-elle ?

En provenance directe des Golden Sixties

sel
Myrtille participe mollement à la conversion de la pelouse en potager

L’idée est née au Canada, à l’époque souriante des golden sixties : on croyait l’abondance illimitée et, en même temps, le troc faisait partie des pratiques locales quotidiennes.
C’est pour réguler cette pratique immémoriale du troc que les SELS sont nés ; désormais, ceux qui se ralliaient au principe acceptaient l’idée qu’une heure vaut une heure, et qu’un service en vaut un autre, quelle qu’en soit la nature.
Un autre chouette principe veut que ce soit de l’entraide ; de ce fait, aucune forme de réciprocité n’est requise.

Chaque SEL possède un site internet où sont répertoriées les aides que l’on propose et où sont comptabilisées les interactions. L’idée, au fond, c’est moins de tenir des comptes que de monitorer le dynamisme du SEL.

SEL pour Système d’Entraide Local

Le terme SEL est un acronyme correspondant à l’expression « Système d’entraide local ».
Evidemment, la notion de « local » est aléatoire.
En principe, tout le monde est bienvenu : c’est à chacun, individuellement, de se joindre à tel SEL ou tel autre en fonction de sa notion du « local » et de ses affinités et motivations.

Sel lactofermentation
L’atelier de lacto-fermentation animé par Mathilde au Forest de Sel

De quoi bénéficie-t-on et qu’offre-t-on dans un SEL ?

On offre ce que notre bonne volonté et notre créativité nous inspirent d’offrir.

Du bricolage de toutes natures, du jardinage, des préparation culinaires, confection de confitures, de tartes et gâteaux, du dépannage informatique, de l’écriture, de l’aide pour faire les courses, des cours de langue, des promenades guidées, de l’initiation à ce qui nous chante, du montage de meubles Ikea. Bref, ce qu’on veut, ce qui nous amuse et qui peut rendre service ou faire plaisir.
Ainsi, dans 2 des Sels que je fréquente, on trouve des offres pour de l’écriture de « courriers délicats » ; dans un SEL bruxellois, quelqu’un offre d’aller chanter un souhait de bon anniversaire.
Bref, il est possible de s’amuser sérieusement.

Un SEL peut aussi proposer des activités et ateliers qui seront animés par l’un des membres ou par une personne extérieure que l’on invite.

Tous les SELs n’ont pas la même orientation – certains mettent plus l’accent sur

Sel
Le lapin de Marie qui m’a accueillie dans son appartement à Paris dans le cadre de la Route des Sels

l’aspect social – mais tous observent le principe de l’équivalence des services et la plupart utilisent une monnaie virtuelle que chaque SEL dénomme à sa manière : le tour, le Sel, le talent – question d’inspiration – car l’argent est banni de toutes les interactions : les SELs évoluent dans un espace sans lien avec l’économie de marché.

Le SEL – mon expérience

Mes déplacements successifs m’ont entraînées dans 3 SELs différents. Le 3eme, je l’ai d’ailleurs créé à Charleroi.
Dans le contexte de ces différents SELS, voici quelques-unes des interactions que j’ai eues :

sel
Une super aide de la part de mes amis du Selaventure pour convertir ma pelouse en potager

– dans le cadre du Forest de Sel, j’ai organisé un road trip en Toscane que j’ai parcourue avec Lauren et Anabelle à la recherche des termes naturels.
– Dans le cadre du Forest de SEL, j’ai suivi un atelier de lactofermentation animé par Mathilde
– J’ai fait une demande interSel auprès des membres du SEL de Saint-Gilles pour m’aider à déménager
– Dans le cadre du Carousel, Philippe m’a fabriqué un téléprompteur artisanal
– Nous sommes partis en balade à vélo sous la houlette de Hélène, Philippe et Walter, tous trois membres du Gracq.
– Dans le cadre du Selaventure, les amis sont venus chez moi et nous avons converti ma pelouse en potager.

Le SEL – une urgence pour demain

Le concept des SELs est né à une époque où l’on croyait à une abondance infinie.
Aujourd’hui, à la lumière de la transition que nous devons opérer pour préparer demain, ce type d’initiative se teinte d’une couleur nouvelle.
Peu de gens sont vraiment lucides quant à l’état de dégradation de notre civilisation. Il reste que, collectivement, nous sommes embarqués dans une courses contre la dégradation des éco-systèmes, l’épuisement des ressources et le changement climatique et que nous devons nous y préparer.

L’avenir s’annonce plein de défis et il est clair que, pour traverser les épreuves qui nous attendent, nous aurons besoin de solidarité.

Voilà pourquoi les SELs apparaissent aujourd’hui comme une ressource précieuse, un cadre structuré pour créer du lien, valoriser tous les savoir-faire et faire de l’entraide une réalité concrète.
C’est un mode d’organisation simple, sans chichi, qui offre une réponse au besoin qu’éprouvent la plupart d’entre nous de demander de l’aide et de faire des choses ensemble.

Rejoignez un SEL

Je sais : vous êtes déjà débordé. Du coup, vous n’avez pas de temps à donner. C’est en tout cas, ce que vous pensez.

Pas mal de gens raisonnent comme ça et passent à côté de ce modèle de solidarité parce qu’ils mettent le focus sur ce qu’ils n’ont pas à donner et négligent ce qu’ils pourraient recevoir.

Si vous êtes débordé par vos travaux de printemps, sachez que c’est l’occasion de demander de l’aide. Des gens viendront avec plaisir vous aider. Vos travaux seront réalisés plus rapidement et vous pourrez ensuite faire la fête, …. ce que vous ne feriez pas, si vous faisiez tout tout seul.

Sel
Laurene et Anabelle lors de notre road-trip en Toscane

Il y a forcément un SEL près de chez vous.

Pour trouver le vôtre, allez sur les sites www.lesel.be ou www.sel-lets.be.

Des Sels peuvent être proches les uns des autres.

C’est le cas à Bruxelles où il y en a un dans pratiquement chaque commune.
Proximité n’est toutefois pas synonyme de concurrence, l’idée même est opposée au principe du SEL.

Au contraire : la proximité peut être l’occasion de susciter des dynamiques « interSel » et d’ainsi permettre aux membres d’un SEL de solliciter l’aide d’un membre d’un autre SEL.
C’est ainsi que j’ai déménagé grâce à des membres des SELs de Forest et de Saint-Gilles.

Vous trouverez un SEL proche de chez vous en regardant sur les sites mentionnés ci-dessus.

Si vous habitez à Charleroi, vous pouvez me rejoindre au Selaventure, un SEL jeune qui est très branché transition et qui n’attend que vous.

Nous nous réunissons plus ou moins toutes les 6 semaines afin d’accueillir de nouveau membres. A cette occasion, nous préparons une super auberge espagnole, ce qui nous permet de faire mieux connaissance et de nouer des liens qui faciliteront les demandes.

Rejoignez-nous au Selaventure.

Responsabilité : comment manger sans tout détruire

Actuellement, un vaste mouvement 0 Déchet très réjouissant se répand. Chouette, alors !
On peut aller encore plus loin dans la prise en charge responsable de nos achats.

Voici comment faire.

Responsabilité, transition et permaculture

Précédemment, je t’ai parlé de transition et de permaculture.
Le mouvement de la transition, c’est celui qui consiste à préparer notre résilience, c’est à dire, notre capacité à surmonter les chocs qui, dans un délai incertain mais sans doute proche, résulteront des changements climatiques et de la pénurie de pétrole.

responsabilitéLa façon dont la transition se décline épouse la vision de la permaculture : c’est un mouvement systémique qui prend en compte le principe de la transformation, de l’évolution, du changement. Eh oui ! Si l’on y réfléchit, dans la vie, rien n’est statique.
En tant qu’individu, il s’agit donc d’être agile, de savoir s’adapter aux changements face auxquels l’existence nous place en permanence.

La transition épouse aussi une vision écologique, qui envisage l’individu comme faisant partie d’un système social et d’un système environnemental.

Chacun de nous est donc engagé dans 3 éco-systèmes solidaires :

  • l’éco-sytème individuel,
  • l’éco-sytème social et
  • l’éco-sytème environnemental.

L’idée même de système pointe la responsabilité de chacun vis à vis de tout cela : chacun est responsable vis à vis de lui-même, de son groupe social et de l’éco-système global.

les oisons de Konrad Lorenz

Responsabilité : « acheter responsable », qu’est-ce que ça implique ?

Acheter responsable, c’est prendre en compte le fait que nous faisons partie d’une chaîne qui a des implications à tous ses échelons. Nous faisons partie d’un éco-système dont nous avons la responsabilité de préserver l’équilibre.
Ca signifie que, pour chacun de mes achats, je m’interroge sur l’impact sur moi et mes enfants, sur d’autres êtres sensibles et sur l’environnement en amont et en aval de mon acte de consommation : les modes de production et la gestion des déchets éventuels.

Un exemple : ma responsabilité quand j’achète des bananes

Les bananes, le fruit que des générations de mères ont donné quotidiennement à leur bébé ! L’incontournable de la corbeille de fruits !

OK, les pelures de bananes sont recyclables.
Ce dont il y a lieu de se préoccuper, dans le cas de ce fruit, ce sont ses conditions de production.

bananes fair tradePremière mise au point : si je ne trouve pas de bananes biologiques, je cherche des bananes « fair trade ».
Note que ce label n’indique pas que le produit est biologique mais qu’il a été produit dans des conditions qui respectent les travailleurs.
Si les fruits ne sont pas fair trade, je dois savoir qu’en les achetant je valide des pratiques de production qui bafouent les droits fondamentaux des travailleurs : en effet, les ouvriers travaillent souvent sans contrat, avec des horaires qu’on a cessé de pratiquer en Europe au début du XXeme siècle et pour des salaires indignes.

De plus, les grands groupes qui orchestrent le système de l’alimentation low cost ne se soucient en rien du bien-être des travailleurs : ils pulvérisent les cultures par avion alors que les ouvriers sont dans les champs.
Résultat : de gros problèmes de santé pour tous et, notamment des problèmes de stérilité pour les hommes et les femmes.

Résultat : les bananes, choisissons-les bio ( pour notre santé et celle de nos vers de terre et micro-organismes), et fairtrade (pour le respect des travailleurs et de leur famille au loin).
Pour l’empreinte carbone, elles gagnent un bon point en raison de leur transport par bateau. (Cette info provient en direct de Catherine Piette. ;o) )

Low cost : le mauvais choix

En matière de responsabilité, les produits low cost sont le pire choix, qu’il s’agisse d’alimentation, de vêtements ou d’autres produits.
Ici, je n’aborderai que l’alimentation.

En amont de mon achat, qui dit « low cost » dit « production industrielle ».

Responsabilité et alimentation industrielle

A la base de la production industrielle, on trouve l’industrialisation – autrement dit, la mécanisation à grande échelle – de la chaîne qui va des champs à la bouche (= le système agro-alimentaire).

Les impact catastrophiques de l’agriculture industrielle

Pour ne mentionner que quelques-uns de ceux-ci, l’agriculture industrielle

responsabilité vis à vis des batraciens• pollue les nappes phréatiques – celles-là mêmes où la plupart des fournisseurs d’eau courante s’approvisionnent ; ce qui signifie que la plupart des eaux réputées potables sont polluées,
• pollue et rend la terre stérile et tue des espèces d’oiseaux et d’insectes par millions,
• pollue les cours d’eau et les océans, tue les poissons, batraciens et tous les occupants des milieux aquatiques,
• Ruine la santé des cultivateurs (cancers, maladies neuro-dégénératives, stérilité, maladies congénitales des enfants, etc…)

Les impact catastrophiques de l’alimentation industrielle

Les matières premières issues du système de la production industrielle sont donc chargées en produits toxiques.
La fabrication des produits finis, y ajoute des additifs – conservateurs, colorants, etc, – réputés pour provoquer des problèmes de santé tels que

• perturbations du système endocrinien,responsabilité alimentation industrielle
• maladies neuro-dégénératives,
• chez les enfants, maladies cardio-vasculaires, diabètes de type2, agitation (TDAH, etc)

Les produits carnés

responsabilité viandeEn ce qui concerne les produits carnés – sans parler de l’atteinte faite à la vie des animaux – ces derniers sont bourrés de 50% de la production totale mondiale d’antibiotiques.
L’impact sur la santé des carnivores est réel puisque ces antibiotiques ont pour effet de détruire la flore bactérienne présente dans notre intestin, de rompre l’étanchéité de la barrière intestinale et de faire notamment le lit des maladies auto-immunes.

Un monde dissocié

La globalisation a mis en place des circuits d’approvisionnement très longs qui rendent abstraits les modes de production : ce moment tellement symbolique socialement que constitue le fait de s’alimenter, la filière industrielle en fait un banal acte de consommation.

Elle nous coupe de nos fournisseurs, du labeur qu’ils ont déployé pour nous et du sacrifice dont les bêtes ont fait l’objet, nous séparant de cette élan de gratitude que nous devrions éprouver pour tout ce travail.

L’industrialisation et la globalisation du système alimentaire ont écarté l’éthique, et toutes ces émotions qui, à travers la nourriture, nous relient les uns aux autres et au monde qui nous entoure.

L’enjeu majeur de la filière alimentaire industrielle étant l’argent – et notamment l’argent qu’on ne veut pas payer pour se nourrir dans le respect – toutes les parties prenantes – y compris ces protagonistes malgré eux que sont les animaux – font l’objet d’une réification, d’une « chosification » qui nous aliène tous : les fermiers sont traités comme des machines à produire, les animaux comme des matières premières dépourvues de sensibilité et les gens, au bout de la chaîne, comme des machines à acheter, des consommateurs sans affect.

responsabilité : Matthieu RicardDes vegans célèbres comme Matthieu Ricard ou Paul MacCartney, disent que si les abattoirs avaient des murs de verre, le monde serait peuplé de végétariens.

Qu’en serait-il, en effet, si comme dans les anciens pays de l’Est, chaque foyer élevait son cochon et chaque membre de la famille participait à son sacrifice ?
Car aujourd’hui, peu de femmes font un lien entre ces misérables créatures dont nul n’ignore le martyre et les barquettes de viande bien rangées dans les rayons des supermarchés dont chacun se régale sans le moindre état d’âme.

Consommation et responsabilité – Que faire maintenant ?

  • A chaque acte d’achat,responsabilité alimentation
    • nous rappeler que nous faisons partie d’une chaîne qui lie tous les êtres sensibles,
    • penser que nous avons une dette envers les producteurs réels, les ouvriers et les animaux, et ressentir de la gratitude envers eux
    • nous interroger sur l’histoire de ce que nous achetons, avant nous et après nous. Est-ce que les gens et les animaux qui ont contribué à la production de notre achat ont été respectés ?
    • nous demander siles traces que nous allons laisser après consommation sont innocentes.

Plus la source de ce que nous achetons est proche, plus nous avons une vue sur les conditions de production, plus nous augmentons nos chances de consommer dans la dignité et le respect de nous même, des êtres sensibles qui nous entourent et de ces fragiles éco-systèmes sans lesquels nous ne sommes rien.

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Transition : tout savoir ?

Certains agissent depuis longtemps « pour la planète », « pour l’environnement », « pour les générations futures », pour se sentir bien », pour exorciser un sentiment de culpabilité ; et ça leur suffit comme motif. D’autres ont besoin de savoir et de comprendre pour aller plus loin et agir autrement. Ces gens peuvent devenir des architectes, des guides pour ceux qui veulent bien faire confiance et suivre la direction qu’on leur indique.

Transition : tu as besoin de savoir oui ou non ?

Dans le monde de la formation, certains formateurs, pédagogues et autres personnes qui transmettent de l’info, des savoir et savoir-faire, estiment qu’il faut tout dire parce que ça donne une assise aux apprenants pour avancer. Ca leur permet de comprendre les enjeux de leur engagement.
D’autres, également sur base de leur expérience, permettent aux apprenants d’accéder à l’info sans en faire un passage obligé. Ils disent que tout le monde n’a pas besoin de savoir pour agir.

C’est le cas dans le monde de la transition.

Déjà le terme « transition » – si tu sens qu’il est temps que l’on agisse collectivement – veux-tu savoir ce que ce terme désigne ?
Je pense que, sans entrer dans le détail – les détails, je te donnerai l’occasion de les découvrir par ailleurs – il est important de savoir de quoi il s’agit pour se rendre compte qu’il n’y a plus lieu de différer notre engagement.

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Développement durable et transition

Le terme « transition » désigne une posture plus réaliste que l’expression « développement durable » dans le sens où « développement » laisse supposer qu’une « croissance » peut encore s’envisager.
Or, aujourd’hui, il n’y a plus de croissance mais le contraire.

Si l’on parle de l’exploitation des ressources terrestres, parler de décroissance, est un euphémisme qui noie le poisson : le terme approprié, c’est même « effondrement » plus que « déclin ».

En effet, en ce qui concerne le pétrole, le pic global de production est dépassé : les ressources sont occupées à s’épuiser – on ne découvre quasi plus de puits, la production baisse, tandis que la demande croit de façon effarante dans les pays émergents, la Chine et l’Inde.
Il en va de même pour les autres ressources minérales.

Effondrement et transition

Quel impact ce déclin des ressources peut-il bien exercer à notre échelle individuelle ?

Dans l’emportement de notre vie quotidienne, nous sommes peut-être enclins à limiter notre perception du pétrole au rôle de carburant.
Or le pétrole est la pièce centrale de toute notre organisation économique, en ce comprise, l’économie domestique.
En effet, le pétrole entre dans la composition de la majeure partie des appareils que nous utilisons au quotidien, de notre ordinateur à nos appareils électro-ménagers.
Il alimente les centrales électriques, les chaudières de beaucoup de maisons, et sert au transport des marchandises qui approvisionnement la grande distribution.

On peut donc parler d’effondrement parce que la pénurie de pétrole et de matières premières va exercer une incidence massive sur l’économie globale, sur l’organisation de la société et sur notre vie à chacun.

C’est ici qu’intervient la question de la transition

Pourquoi nous devons entrer dans la transition dès maintenant

Sur le continent américain, plusieurs villes ont déjà été victimes d’un black out (= privation d’électricité) pendant plusieurs jours.
Sur base de ces faits, Pablo Servigne, l’un des scientifiques francophones qui étudient au plus près ce phénomène de l’effondrement – une discipline qui a été baptisée « la collapsologie » – pose cette question qui – oui ! – met mal à l’aise : imaginez-vous sans pétrole ni électricité durant un jour, 1 semaine, 2 semaines, 1 mois, plus.
Imaginez l’incidence que cette situation exercerait sur votre existence et celle de votre famille : vous vivriez comme en temps de guerre sans que ce soit la guerre.
C’est pourtant la situation que laisse présager cet effondrement dont nous ne percevons pas encore l’incidence sur notre quotidien parce qu’il n’en est qu’à ses débuts.

Aujourd’hui, les scientifiques nous donnent 20 ans, non plus pour redresser la barre mais pour nous préparer – nous et nos familles – à cet après de la société de consommation.
Aujourd’hui, et ce depuis des décennies, par facilité, par confort, par manque de réflexion, pour nous faire plaisir (« parce que nous le valons bien » ) chaque jour, la majorité d’entre nous contribuons passivement à la détérioration de notre habitat.

la consomation des moyens de déplacement

Comment nous préparer, nous et nos enfants, à cet avenir qui sera très différent de ce que la plupart d’entre nous ont connu durant toute leur existence ?
C’est tout un mode de vie à repenser sur l’axe de la frugalité.

Et vous, que faites-vous déjà aujourd’hui pour préparer demain ?
Exprimez-vous en cliquant sur le petit chat.

 

J’ai besoin qu’on m’oblige à changer le monde (entre devoir et choix)

Devoir ou choisir : qu’est-ce qui vous fait bouger de façon décisive ?
Depuis les années ’60, sous des poussées multiples – dont celle de la culture et des medias de masse – nous nous sommes laissé convaincre que le libre arbitre, c’est mieux.
Eh bien, rien n’est moins vrai. Ou plutôt, cette idée de libre arbitre est une illusion. C’est ce que nous allons observer succinctement dans cet article. Continuer la lecture de J’ai besoin qu’on m’oblige à changer le monde (entre devoir et choix)

Agir aujourd’hui pour préserver demain

Demain

Le film « Demain » a inspiré beaucoup de gens : ses auteurs ont choisi de mettre en valeur des initiatives positives, encourageantes, qui inspirent le sentiment qu’on peut agir aujourd’hui au niveau citoyen pour préserver demain ; et cela, indépendamment des gouvernements dont les décisions semblent de moins en moins œuvrer en faveur de la démocratie et d’un avenir favorable au vivant dans son ensemble. Continuer la lecture de Agir aujourd’hui pour préserver demain

Des cadeaux qui connectent

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Les périodes de l’année où nos chouchous croulent sous les cadeaux sont nombreuses. C’est l’époque qui veut ça : nous nous sommes laissé convaincre qu’acheter des trucs pour les enfants, c’est la chose à faire. Mais rien n’est moins sûr.
Dans cet article, nous explorons la question des cadeaux et ce qu’elle implique pour les enfants comme pour les adultes. Continuer la lecture de Des cadeaux qui connectent

Activisme minuscule : Nutella, c’est fini !

Ca vous arrive, à vous, de vous demander comment vous pourriez contribuer à ce que le monde tourne mieux ?
Dans cet article, je vous entraîne à la découverte de l’activisme minuscule qui va vous permettre de changer le monde de chez vous, sans aller militer dans la rue ni verser d’argent à une ONG.
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Respect et Responsabilité – l’affaire des enfants

Vos enfants se comportent-ils comme si tout leur était dû ?
Et ça vous convient ou pas tellement ? Hm ?!

Elever des enfants respectueux, c’est à la portée de chaque parent : ça ne demande aucun don particulier. Nous sommes tous capables de faire de nos enfants des adultes responsables.

La responsabilité des enfants : pour préparer l’adulte en devenir

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