Transition familiale et charge mentale

Par Patricia Mignone éducation, transition 2 commentaires sur Transition familiale et charge mentale

Tribu Zen  procure aux femmes actives des outils pour dégager de la disponibilité, connaître leurs besoins et opérer leur transition vers une vie plus légère, et heureuse.
Pour effectuer ce changement, je vous propose d’interroger la dynamique familiale et de voir dans quelle mesure on pourrait redistribuer les rôles et motiver chacun en vue de s’engager dans un nouveau projet familial où chacun est engagé équitablement.


La transition familiale, une problématique d’aujourd’hui

Conseillère conjugale et familiale, notre invitée, Sophie Mercier, est aux premières loges lorsqu’il s’agit de constater que la famille d’aujourd’hui est en mutation.

L’idéologie se cache derrière la transition familiale

Ce que constate Sophie, c’est que malgré l’évolution des rôles dans le couple, aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de modèle et, c’est ce qui fait la difficulté dans le couple.

Les femmes restent enclines à endosser une charge importante souvent en raison de leur comportement lorsque la relation démarre. En effet, quand on se met en couple, on a envie de plaire et pour cela, on prend soin de l‘autre et la maison. Banal.
Ce faisant, la femme instaure des routines auxquelles elle a des difficultés à se soustraire par la suite : elle est la victime de ses bonnes intentions.

De plus, ce qui, au départ, est vécu comme un cadeau par le partenaire, va devenir une prérogative à mesure que le temps passe. Voilà un autre écueil qui va ajouter au sentiment de la femme d’endosser malgré elle un rôle de boniche alors que souvent, elle a fait le nécessaire pour que ça arrive.

Transition familiale

Transition familiale : de la rigidité à la fluidité

On est dans un monde en mutation, certes : les modèles changent, les personnes évoluent. Cependant, tout ne peut pas changer en même temps. Voilà pourquoi tant de choses laissent à désirer.

On note donc souvent qu’aujourd’hui encore, alors que les hommes sont massivement disposés à apporter leur contribution, la femme se pose en experte ; elle valide ou disqualifie les initiatives des autres membres de la famille ; elle souhaite que les choses soient réalisées à sa manière à elle, ce qui, évidemment, n’est pas de nature à flatter l’orgueil de son partenaire, ni à encourager les enfants à prendre des initiatives.

C’est là qu’intervient la conseillère conjugale.

 

Les conseillères conjugales contribuent à la transition familiale

Ce dont les couples ont besoin, c’est d’être aidés à établir un consensus sur la différenciation et le partage des taches.
Ce que constate Sophie, en effet, c’est que le partage des taches ne doit pas être équitable : il doit être fondé sur les compétences et les affinités de chacun.
On évite ainsi le contrôle, la compétition et l’évaluation et la légèreté revient : plus besoin de s’énerver !

Dans le cas contraire, les frustrations entretiennent un climat délétère qui sabote l’ambiance familiale, mine les liens et la joie de vivre ensemble. C’est, entre autres, ainsi que les couples se détricotent.

Veiller à l’équilibre de la répartition et à une juste contribution de chacun est d’autant plus important que les enfants sont témoins des interactions au sein du couple et sont mêlés à la dynamique familiale. Dès lors, il convient d’adopter des pratiques qui inspireront les enfants pour leur vive future.

Oui mais

En même temps, si la vie que l’on mène ne permet pas ce genre de chose, on peut aussi mettre des mots sur ce qui se vit : « ce qui se passe entre papa et maman, ce n’est pas terrible ! ». Et l‘on peut leur dire qu’on est occupé à chercher des solutions pour que ça aille mieux et que l’entente familiale soit plus fluide.

De façon globale c’est important non seulement de vivre la relation mais d’en parler, de se placer à distance pour parler ensemble de son expérience.

Il ne faut surtout pas attendre une dispute pour se mettre à méta-communiquer. Car sous le coup de l’émotion, on n’a pas la capacité de construire des idées ou une entente : la plupart du temps, on sera juste dans la récrimination et les accusations.
De ce fait, la méta-communication doit arriver après la dispute; quand l’émotion est retombée.

Consulter une conseillère conjugale

Consulter permet de tenir un conseil : la conseillère tient la réunion et aide le couple ou la famille à classer et ranger en fonction du ressenti de chacun et de la façon dont ils conçoivent ce que c’est qu’être en couple et en famille.

La bonne santé d’une famille dépend du désir de chacun de s’épanouir dans ses différents rôles.
Pour chacun, la première tache consiste donc à se connaître, à être disponible à soi-même pour se demander ce qu’on a vraiment envie de faire de sa vie.

Il s’agit de se mettre en position de méta-cognition – de se regarder penser – et de se demander honnêtement si l’on s’épanouit dans ses rôles en réfléchissant aux pressions que l’on s’impose à soi-même, au bien-fondé des remarques que l’on se prépare à faire, et aux initiatives que l’on prend en général au sein de la famille.

Pour réussir une transition de couple, il faut revoir les identités et les rôles car on n’est réellement capable de contribuer que quand on a identifié ses besoins et qu’on les veille à les combler.

Retrouvez Sophie Mercier sur son site.
Retrouvez la bande de la vidéo ci-dessous en podcast via ce lien.

(Cette vidéo est coproduite avec MidoriCast et The PodcastFactory.Org )

Découvrez l’interview de Sophie Mercier dans son intégralité en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

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Julien Vidal

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  • daphné Minet
    Dans février 19, 2018 à 8:26

    Je suis d’accord avec les propos tenus dans cet article… MAis il faut aussi souligner le role de la société. A partir du moment où seule la femme a droit à un congé de maternité (les 10 jours du papa, c’est pour rigoler) alors le sexisme s’installe. C’est elle qui prend tous les premiers contacts (pédiatre, osteo, consultation one, espace bébé papotte,…), qui organise la nouvelle vie à la maison, qui installe des routines… LE papa ne peut etre que spectateur et donc le role genré de chacun(e) s’installe…

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    • Patricia Mignone
      Dans février 23, 2018 à 7:22

      Bien vu, Daphné !
      Le système doit être revu dès le départ… et on a peine à imaginer où il débute, ce départ, tant c’est pervers et ancré !

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